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Zero
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2. Approches unilatérales




Un autre problème est qu'il me semble important de ne pas considérer le problème sous le seul angle "économique". Finalement, on parle ici du bien de l'homme, c'est donc important de s'intéresser au côté anthropologique de l'histoire...

Friedrich von Hayek (Prix Nobel d'économie 1974) disait lui-même « "qu'un économiste qui ne serait qu'économiste en serait un mauvais" ». En effet, il considérait que pour être un bon penseur de la science économique, il fallait aussi s'intéresser à l'histoire (l'éco se doit de connaître son propre passé), au droit (l'éco se fait dans le cadre de lois), à la philosophie (l'éco doit concourir au bien de l'homme), bref, être polyvalent. Soyons donc polyvalents hi hi

En fait ce qui m'embête dans ce que je lis de toi, c'est que tu sembles évincer toute notion morale dans la façon de gérer ses affaires et das l'économie (arrête-moi si j'interprète mal tes propos).




Citation:
Une démocratie sans liberté économique ne mène à rien, car elle n'épanouit pas ses individus.

! FAUX ! deux erreurs !! !
La première c’est d’opposer systématiquement les libertés politiques et libertés économiques. Sur ce point, j’y viens plus bas.
La seconde est bien plus grave ! « Elle n’épanouit pas ses individus », dis-tu ? mais quelle est ta conception de l’épanouissement ? La vie d’un homme n’est-elle réussie qu’en fonction de son activité économique ? N’y a-t-il en l’homme que du matériel ? Sa nature n’est-elle autre que d’être un agent économique ? Et puis il n’y a pas que l’individu. L’homme ne peut-il tendre à sa fin propre qu’individuellement, jamais avec d’autre ?
Quelle vision matérialiste ! j’ose espérer que la formule n’a pas été écrite à dessein et en toute connaissance de cette limitation.
Je soutiens, pour ma part, que l’épanouissement et la réussite d’un homme est d’être ordonné à sa fin, et cela comprends de multiples aspects. Bien sûr, un certain confort matériel, variable selon les uns ou les autres, mais plus que ça, les aspects spirituels, culturels, familiaux, etc. En clair, la totalité de sa vie dans son unité, et non pas une fraction de celle-ci (sa seule productivité).

En passant, je te signale amicalement qu’une telle conception des choses fait de toi le chantre du socialisme que tu décriais tant... je ne parle pas ici du socialisme politique mais en tant que pensée philosophique. Il faudrait que je retrouve un texte de Marcel Clément sur le sujet, qui expliquait merveilleusement bien la chose...

Citation:
L'individualisme n'est pas un mal en soi. Il incarne l'initiative et l'innovation. Ce sont des individus qui ont décidé d'unir leurs forces pour créer des projets ou une société. Sans l'individu, il n'y a rien.

Là encore, pas mal de mélanges... Ok, sans l’individu, il n’y a rien. Mais avec l’individu seul, il n’y a rien non plus. C’est bien leur association qui a créé l’entreprise (et donc les emplois, la richesse, etc.). Et l’association, c’est diamétralement opposé à l’individualisme tel que tu le décris.
Quand à la « société », il faut être bien d’accord sur ce que recouvre le terme. Ici, il est évident que tu parles d’une entreprise ou d’une société industrielle. Mais le terme société désigne aussi l’Etat, la Cité plus précisément. Et cela, ce n’est pas les individus qui le créent (enfin c’est sujet à débat mais moi je pense que non). Tout ça pour dire que l’individu n’est pas la mesure de toute chose, ni le point de départ de tout.

Citation:
Bien sûr que non. La liberté individuelle s'arrête là où commence celle de l'autre.
Un peu faible, comme notion de la liberté. Mais je ne reviens pas dessus, Bessou le fait mieux confus .
Je voulais juste souligner que la liberté elle-même n'est qu'un outil. La liberté, oui, et après ?

Citation:
Et il n'y a rien de bon dans l'étatisme (ou l'état tout court).
[...]
Nous n'avons pas besoin d'un gouvernemaman pour nous dire quoi faire.

Dans l'étatisme, il n'y a effectivement rien de bon, je suis d'accord. L'Etat, c'est déjà autre chose. Déjà, faudrait voir à ne pas oublier que l'Etat est souverain donc omnipotent, et que par conséquent le chef d'entreprise ou n'importe quel autre personne n'exerce son pouvoir qu'en vertu d'un délégation de l'Etat)
Sinon, tu es encore trop direct. "Un gouvernemaman pour nous dire quoi faire", mais n'admets-tu pas qu'il puisse y avoir un juste milieu ? entre le minarchisme et le totalitarisme, il y a quand même de la marge.
D'ailleurs le libéralisme repose sur la notion de contrat. Et qui est le garant dudit contrat ? (réponse : le droit)

D'autre part, dans la DSE proposée plus haut, tu trouveras aussi un autre point expliqué : le principe de subsidiarité. En gros, chacun fait son travail sans empiéter sur celui des autres, à quelqu'échelle que ce soit (en très résumé hein Clin d'oeil ). Tiens tiens, ne serait-ce pas ce qui nous intéresse ici ?
Citation:
Mais au grand jamais je refuse de subordonner la liberté individuelle au bien commun: on appelle ça de l'étatisme.
De mon point de vue, les droits des individus doivent primer sur ceux de la société, car la société est constituée... d'individus.

Amusant Warf ! , du point de vue aristotélicien il est considéré qu’ « on ne peut douter que la Cité soit naturellement au-dessus de la famille et de chaque individu ; car le tout l’emporte n’écessairement sur la partie [...] Ce qui prouve la nécessité naturelle de la Cité et sa supériorité sur l’individu, c’est que, si on ne l’admet pas, l’individu peut alors se suffire à lui-même dans l’isolement du tout ainsi que du reste des parties [or c’est impossible] » hé hé !
Bon, ok, je joue un peu. Aristote n’est d’ailleurs pas une référence inconditionnelle en science économique, lui qui jetait l’anathème la chrématistique.
Mais le vrai souci c’est que tu mets en opposition ce qui devrait être uni. Pourquoi sépares-tu le bien commun du bien particulier ? Certes, les deux ne se confondent pas, mais ils ne sont pas en opposition l’un avec l’autre ! Cette vision des choses n’est correcte que dans une ruche ou une fourmilière, où l’individu sans importance est sacrifié au profit de la colonie, mais il n’y a rien de tel dans la vision humaine du bien commun !!!
(Et pour info, tu noteras que de nos jours, le corps politique emploie bien plus facilement les termes « intérêt général » que « bien commun »... et d’un avis perso, la première expression me fait bien plus penser aux insectes que la seconde)

Citation:
Sommes-nous tous et toujours capable de réaliser notre propre destinée sans aide ? Je dirais oui la plupart du temps
[...]
Sachez qu'on est tous assez grand pour définir soi-même notre destinée.

Ça me fait penser à cette vieille histoire de l’Homme qui cherche à se construire seul, par lui-même, sans référence et en s’éloignant de « Ce » qui est au-dessus de lui... mais si, rappelez-vous, y’a un serpent, une pomme, des trucs comme ça... sifflote

[ Ce Message a été édité par: Mayeul le 02-11-2009 à 02:21 ]
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trident
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