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Citation:Le 2012-01-17 14:13:00, Labo-Scout a écrit : L'édition pirate de 1978 avec l'adresse de Sigmarhill (2129 Bure-les-Templiers) a changé essentiellement la couverture, représentant désormais des scouts à moto dans la ligne des Templiers à cheval. Cette couverture est celle du tome 1 de la première édition du Raid des 4 châteaux.
Citation:Le 2012-01-17 14:13:00, Labo-Scout a écrit : L'édition pirate de 1978 avec l'adresse de Sigmarhill (2129 Bure-les-Templiers) a changé essentiellement la couverture, représentant désormais des scouts à moto dans la ligne des Templiers à cheval.
Voici un extrait d'une interview de Jean-Louis Foncine, qui est parue dans un numéro spécial JLF du Bulletin de liaison de l'association des Amis du Signe de Piste. (octobre 2007) Aujourd’hui, l'Ordre du Foulard de Sang est toujours vivant. Comment a-t-il été relancé ? Quelle place occupez-vous dans l'ordre ? Je pourrais ne pas répondre, car l'ordre est un ordre secret, mais secret ne veut pas dire clandestin. L’ordre fondé par Joubert et moi en 1935 dans les gorges de l’Hérault a perduré durant très longtemps pendant la guerre et après la guerre. Les chevaliers adoubés par nous devenaient chefs d’unités scoutes et trouvaient enthousiasmant de transporter dans leur troupe certains rites nés dans la chaleur des très grands jeux que nous avions mis au point à la manière décrite dans le livre. L’idéal de chevalerie était embryonnaire, mais bien présent et renforcé par des cérémonies secrètes. Le courage, la largesse, la fraternité paraissaient des valeurs qui transcendaient les habitudes et les techniques de l’époque. Combien de chevaliers furent ainsi créés dans la tradition de cet ordre premier ? Sans doute plusieurs centaines. Il n’est pas rare aujourd’hui de rencontrer des garçons de divers âges qui portent le ruban rouge au ceinturon et qui, naturellement, ne sont pas bavards sur l’origine de leur distinction (secret oblige). Dans les années 75, sept à huit garçons de 15 à 18 ans, écoeurés de flotter dans les unités scoutes en perdition (on était dans les années noires du scoutisme post guerre d’Algérie et post soixante-huitardes) décident en partant du livre qu’ils admirent, de donner un nouveau sens à leurs rencontres et de creuser l’idéal chevaleresque qui les fascine. Pour la plupart lorrains, ils sont vite rejoints par d’autres garçons venus de Savoie, de Provence, de Côte d’Azur, de la région lyonnaise et parisienne... Cet effort soutenu débouche très vite sur un ordre beaucoup plus structuré qui possède désormais ses exigences d’entrée, ses rites d’adoubement, sa charte fondamentale, ses fréquences de fonctionnement... Dans cet ordre rénové (qui a beaucoup bénéficié des travaux de G. Duby sur la chevalerie historique) je joue, vu mon âge, le rôle de personnage immobile et muet, à l’image du Roi Arthur, qui peut donner de ci, de là une orientation ou un conseil. L’action et la gestion de l’ordre appartiennent à un groupe de Chevaliers-maîtres qui se cooptent et se chargent, entre autres tâches, du suivi des candidatures qui sont examinées avec le plus grand sérieux. Je suis aussi fatalement la boîte aux lettres à l’origine, puisque je suis, de par le livre, la seule personne que l’on peut atteindre. Ne cherchez pas sur Internet; l’ordre n’a pas de site. * Message déplacé *