En attendant les infos d'Epervier, j'ai continué à exploiter mes données sur la densité scoute... En gros, l'approche statistique de la répartition scoute n'a pas donné grand chose jusqu'à présent, à part permettre d'exclure la variable revenu. Elle semble donc à l'heure actuelle beaucoup moins pertinente que d'autres approches, comme l'approche historique d'Old GIlwellian. Mais je ne désespère pas. Puisqu'on a éliminé le revenu, l'hypothèse que j'ai essayé de tester est l'hypothèse que les prédispositions des territoires au scoutisme étaient d'avantage liées aux "mentalités"... mais là on entre dans une véritable jungle avec des données encore plus sujettes à caution que mes indices de densité scouts. Dans ce cadre j'ai quand même essayé d'explorer deux pistes : - les comportements matrimoniaux (en gros l'idée que le scoutisme se développerait d'avantage dans un modèle familial traditionnel). J'ai donc croisé mes données avec les données de l'INSEE sur la nuptialité (=la fréquence des mariages) et voici ce que ça donne :
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- les valeurs sportives (lidée est que le scoutisme se développe davantage dans un territoire où les valeurs que porte le sport sont présentes). Le résultat paraît modérément significatif pour le football :
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... et un tout petit peu plus pour le tennis :
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Au final, jai donc eu plus de succès pour les mentalités que pour les revenus - même si aucune variable napparaît parfaitement significative : on a des corrélations positives, mais les lignes de tendance n'ont jamais des pentes extraordinaires. En gros, les valeurs familiales et dans une moindre mesure les valeurs sportives - notamment portées par le tennis - peuvent être considérées comme des facteurs de répartition de la démographie scoute, mais dans des proportions limitées. Après, ce que les statistiques ne disent pas cest : quelles sont ces valeurs ?
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mikross
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