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Forum de La Fraternité du Scoutisme

5 résultats dans 5 fuseaux
Messages publiés par: Loup_r
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Message posté le 10-07-2010 à 14:47  Auteur: Loup_r
Un peu article de presse pour alimenter le débat. Trouvé dans La Croix aujourd'hui.

Même si je suis certain qu'il ne plaira pas à tous, je ne peux m'empêcher de le reproduire ici.


Texte:
L’esprit scout, un chemin de foi
La Croix 09 juillet 2010

Qu’ils soient catholiques, protestants, musulmans, juifs ou bouddhistes, les scouts partagent une réelle soif de spiritualité et un socle commun de valeurs

Comment expliquer le succès constant du scoutisme en France, toutes confessions et tous mouvements confondus ? Sans doute parce qu’en ces temps d’incertitude et de crise des valeurs, l’école de vie instituée il y a un peu plus de 100 ans par Robert Baden-Powell continue d’offrir aux jeunes la possibilité de nouer des amitiés solides, de se construire en prenant des responsabilités et de devenir des adultes épanouis. Mais cela ne suffit pas à justifier un tel engouement.

Dans une société paradoxalement très sécularisée, la dimension spirituelle est souvent invoquée par les parents et les jeunes eux-mêmes pour expliquer leur attachement au scoutisme : « Le ?temps spi" est quelque chose que j’attends toujours avec impatience », témoigne ainsi Pierre Bitaud, scout protestant de 18 ans.

Pour ce membre des Éclaireuses et éclaireurs unionistes de France, « faire du scoutisme sans spiritualité, c’est comme faire du sport sans se fatiguer », autrement dit passer à côté de quelque chose d’essentiel. À travers les moments de partage et les méditations bibliques, il s’agit moins « de marteler la foi » – certains de ses amis sont peu pratiquants – que « d’adhérer à des valeurs, de poser des références pour savoir où l’on va ».

"Faire le lien entre la nature et son créateur"

Une conviction qui, d’évidence, traverse les différentes familles scoutes avec la même acuité : « En camp, toute la journée est orientée vers la vie religieuse, explique Benjamin Boukris, 22 ans, éclaireur israélite de France. Office le matin, prière avant et après le repas... Cela nous permet de prendre un recul qu’on ne peut pas avoir chez soi, de faire le lien entre la nature et son créateur, bref de mieux vivre sa spiritualité. »

Chez les catholiques aussi, la foi reste un ingrédient indispensable, voire le cœur même de la proposition scoute. Chacun avec leur sensibilité, les trois principaux mouvements français cultivent des liens étroits avec l’Église : prière quotidienne, présence d’aumôniers et messe dominicale lors des camps d’été...

Sans tomber dans le syncrétisme, on peut donc affirmer que le scoutisme, par-delà ses déclinaisons confessionnelles, est une activité éminemment spirituelle. « Toutes les spiritualités partagent un même fond, mais chacune a sa propre façon de l’exprimer », résume Lama Cheudroup, vice-président des Éclaireurs de la nature (EDLN), branche bouddhiste apparue sur l’arbre scout il y a deux ans. « Notre but n’est pas de faire du catéchisme aux enfants, mais de leur permettre de s’épanouir tout en respectant leur cheminement. En cela, la démarche du scoutisme, qui se fonde sur l’expérience, rejoint parfaitement celle du bouddhisme », remarque-t-il.

Baden-Powell

Dans le manuel fondateur du scoutisme (Scouting for boys, paru en 1908), Baden-Powell avait lui-même insisté sur la nécessité de développer le « sens de Dieu » chez les jeunes. Et pour Benjamin Bitane, membre de l’équipe nationale des Éclaireuses et éclaireurs israélites de France, s’il y a un « socle commun » à tous les mouvements, c’est bien cet « esprit scout », ouvert à la transcendance. Le 15 mai, ce « pur produit » du mouvement juif, comme il se définit lui-même, a pu participer à la Journée de la fraternité organisée par les Scouts et Guides de France à Paris : « Ce type d’initiative prouve que nous portons des valeurs communes, au-delà des clivages politiques ou religieux. Nous partageons une même quête, quelle que soit notre façon de la vivre, nos spécificités », estime-t-il. Chez les juifs, cette recherche s’exprime surtout dans « le partage de valeurs et la transmission d’un patrimoine, sans pour autant se situer en marge de la société », précise-t-il, soucieux de promouvoir un esprit d’ouverture.

C’est d’ailleurs une constante dans le scoutisme, comme le relève le P. Pierre Cabarat, aumônier national des Scouts unitaires de France : « L’esprit scout tourne toujours autour de la notion d’engagement. Il y a peu de lieux où les jeunes peuvent exercer une responsabilité, si petite soit-elle. Nous encourageons les plus âgés à se mettre au service de leur prochain, que ce soit à leur porte ou à l’autre bout du monde. » Selon lui, si le scoutisme se porte bien, c’est sans doute aussi parce qu’il permet de « passer le cap de l’adolescence, souvent délicat sur le plan de la foi. La pratique religieuse est proposée de façon très concrète, on ne sépare pas vie spirituelle et vie quotidienne, chaque situation est relue à la lumière de l’évangile », appuie-t-il.

"Un art de vivre ensemble dans la fraternité"

Geoffroy Perrin-Willm, pasteur et membre de la commission Vie spirituelle des Éclaireurs unionistes de France, va même plus loin en affirmant qu’« un mouvement qui ne prendrait pas en compte la spiritualité ne serait pas vraiment scout » : « Même les mouvements laïques s’inscrivent dans une perspective humaniste, une quête de sens, remarque-t-il. Si l’on considère que la spiritualité est l’enveloppe de la foi, il y a certes des différences selon les religions. Mais on s’aperçoit aussi qu’on peut avoir des approches communes, comme cela se pratique par exemple au sein de la Fédération du scoutisme français » (1).

Du haut de ses 17 ans, Hajar Qotb, pionnière musulmane, confie ainsi avoir renforcé sa foi grâce au scoutisme. « Dès le premier camp, cela m’a rapprochée de la religion !, assure-t-elle. Nos rencontres avec les autres mouvements nous permettent aussi de mieux connaître la diversité des religions. À partir de cette connaissance, nous apprenons à nous comprendre et à nous respecter les uns les autres. Bien sûr, nos rites sont différents. Mais nous vivons selon les mêmes principes scouts, applicables quelles que soient les confessions : un art de vivre ensemble dans la fraternité, la solidarité et le soutien mutuel. Le scoutisme augmente notre soif de l’autre. »

François-Xavier MAIGRE, Romain THIRION et Charles LE BOURGEOIS

(1) Cette fédération regroupe les Éclaireuses Éclaireurs de France, les Éclaireuses éclaireurs israélites de France, les Éclaireuses et Éclaireurs unionistes de France, les Scouts et Guides de France et les Scouts musulmans de France.



 


Message posté le 25-03-2010 à 19:53  Auteur: Loup_r
Merci à COK pour son information que je me permets d'éclaircir (et le titre du topic aurait besoin d'être revu - Merci les modos).

Cependant - et si j'ai tout compris - le bulletin numéro 2 est toujours demandé mais directement par les services de l'État (de toutes les façons il ne peut absolument pas être demandé par les personnes physiques et je doute fort que les mouvements d'accueil des mineurs entre dans le cadre des articles du Code de Procédure Pénale autorisant la délivrance du B2). C'est donc le bulletin numéro 3 (B3) qui n'a plus besoin d'être demandé par les intéressés pour vérification.

En bref pour faire simple : les mouvements scouts ne s'occupent plus de "vérifier" les inscriptions portées au casier judiciaire, c'est du seul ressort des autorités administratives compétentes (qui elles ont accès au B2) à charge pour elles ensuite d'informer la personne concernée et son mouvement en cas de non respect des règles (présence d'une condamnation/interdiction).

[ Ce Message a été édité par: Loup_r le 25-03-2010 à 20:14 ]

 


Message posté le 28-01-2010 à 07:22  Auteur: Loup_r
Puisque les articles en français sont plus accessibles et que je n'ai pas besoin de les traduire... belebleb en voici un autre tiré de Valeurs Actuelles qui est un bon résumé des critiques contre Pie XII et présente une explication intéressante du pourquoi de ces attaques (en allant au delà de la simple attaque des communistes contre la religion).

Texte:
Pie XII : une injustice qui a la vie dure
Laurent Dandrieu Valeurs Actuelles le jeudi 21/01/2010

La légende noire de Pie XII ne résiste pas à l’examen des faits. Mais à travers lui, c’est la papauté qui est visée.

C’est le type même du débat désespérant, où les mêmes sempiternelles calomnies, mille fois réfutées par les historiens, sont ressorties ad libitum comme autant de faits indiscutables. Du dossier à charge où les médias ne veulent entendre qu’un son de cloche. De la polémique anachronique où, douillettement installé dans un confort moral sans risque, on réclame d’un acteur du passé une attitude prophétique quand il ne pouvait se soucier que d’efficacité ; où les jugements abrupts des publicistes d’aujourd’hui prennent le pas sur les témoignages des acteurs de l’époque, et où la louange de survivants de la Shoah assurant Pie XII de leur gratitude éternelle ne pèse rien face à la condamnation pressée des nouveaux juges.

De quelque côté qu’on le prenne, le dossier instruit contre Pie XII apparaît singulièrement vide, malgré les quarante ans où, comme nonce en Allemagne (1917-1929), puis comme secrétaire d’État du Vatican (1930-1939), enfin comme pape (1939-1958), Eugenio Pacelli fut au coeur de la vie de l’Église.

Article complet


A la demande de la rédaction de Valeurs actuelle, l'article, recopié ici intégralement, a été partiellement supprimé.
Merci à l'avenir de sélectionner les extraits à publier.


[ Ce Message a été édité par: Webmestre le 23-02-2010 à 12:17 ]

 


Message posté le 27-01-2010 à 13:37  Auteur: Loup_r
Pour plus d'info

Voici le site du journal L’1visible

A priori on doit pouvoir le lire en ligne (à vérifier car je n'ai pas accès à ce site...)

 


Message posté le 23-01-2010 à 13:40  Auteur: Loup_r
Pour continuer dans la série des citations, je vous invite à lire un article intéressant paru dans Haaretz hier.

Texte:
Much-maligned pontiff
By Dimitri Cavalli

Some things never go away. The controversy over Pope Pius XII's actions during World War II was recently reignited when Pope Benedict XVI signed a decree affirming that his predecessor displayed "heroic virtues" during his lifetime. When the pope visited the Great Synagogue of Rome on Sunday, Riccardo Pacifici, president of Rome's Jewish community, told him: "The silence of Pius XII before the Shoah still hurts because something should have been done."

This was not the first time the wartime pope, who is now a step closer to beatification, has been accused of keeping silent during the Holocaust, of doing little or nothing to help the Jews, and even of collaborating with the Nazis. To what extent, if any, does the evidence back up these allegations, which have been repeated since the early 1960s?

On April 4, 1933, Eugenio Cardinal Pacelli, the Vatican secretary of state, instructed the papal nuncio in Germany to see what he could do to oppose the Nazis' anti-Semitic policies.

On behalf of Pope Pius XI, Cardinal Pacelli drafted an encyclical, entitled "Mit brennender Sorge" ("With Burning Anxiety"), that condemned Nazi doctrines and persecution of the Catholic Church. The encyclical was smuggled into Germany and read from Catholic pulpits on March 21, 1937.

Although many Vatican critics today dismiss the encyclical as a light slap on the wrist, the Germans saw it as a security threat. For example, on March 26, 1937, Hans Dieckhoff, an official in the German foreign ministry, wrote that the "encyclical contains attacks of the severest nature upon the German government, calls upon Catholic citizens to rebel against the authority of the state, and therefore signifies an attempt to endanger internal peace."

Both Great Britain and France should have interpreted the document as a warning that they should not trust Adolf Hitler or try to appease him.

After the death of Pius XI, Cardinal Pacelli was elected pope, on March 2, 1939. The Nazis were displeased with the new pontiff, who took the name Pius XII. On March 4, Joseph Goebbels, the German propaganda minister, wrote in his diary: "Midday with the Fuehrer. He is considering whether we should abrogate the concordat with Rome in light of Pacelli's election as pope."

During the war, the pope was far from silent: In numerous speeches and encyclicals, he championed human rights for all people and called on the belligerent nations to respect the rights of all civilians and prisoners of war. Unlike many of the pope's latter-day detractors, the Nazis understood him very well. After studying Pius XII's 1942 Christmas message, the Reich Central Security Office concluded: "In a manner never known before the pope has repudiated the National Socialist New European Order ... Here he is virtually accusing the German people of injustice toward the Jews and makes himself the mouthpiece of the Jewish war criminals." (Pick up any book that criticizes Pius XII, and you won't find any mention of this important report.)

In early 1940, the pope acted as an intermediary between a group of German generals who wanted to overthrow Hitler and the British government. Although the conspiracy never went forward, Pius XII kept in close contact with the German resistance and heard about two other plots against Hitler. In the fall of 1941, through diplomatic channels, the pope agreed with Franklin Delano Roosevelt that America's Catholics could support the president's plans to extend military aid to the Soviet Union after it was invaded by the Nazis. On behalf of the Vatican, John T. McNicholas, the archbishop of Cincinnati, Ohio, delivered a well-publicized address that explained that the extension of assistance to the Soviets could be morally justified because it helped the Russian people, who were the innocent victims of German aggression.

Throughout the war, the pope's deputies frequently ordered the Vatican's diplomatic representatives in many Nazi-occupied and Axis countries to intervene on behalf of endangered Jews. Up until Pius XII's death in 1958, many Jewish organizations, newspapers and leaders lauded his efforts. To cite one of many examples, in his April 7, 1944, letter to the papal nuncio in Romania, Alexander Shafran, chief rabbi of Bucharest, wrote: "It is not easy for us to find the right words to express the warmth and consolation we experienced because of the concern of the supreme pontiff, who offered a large sum to relieve the sufferings of deported Jews ... The Jews of Romania will never forget these facts of historic importance."

The campaign against Pope Pius XII is doomed to failure because his detractors cannot sustain their main charges against him - that he was silent, pro-Nazi, and did little or nothing to help the Jews - with evidence. Perhaps only in a backward world such as ours would the one man who did more than any other wartime leader to help Jews and other Nazi victims, receive the greatest condemnation.

Dimitri Cavalli is an editor and writer in New York City. He is working on books on both Pope Pius XII and Joe McCarthy, the late manager of the New York Yankees.



NB : Haaretz est un journal israélien plutôt tendance gauche progressiste (bien que prisé par la bourgeoisie). Parfois assez anti clérical (au sens local - israélien), il a une forte influence en Israël et n'hésite pas à critiquer fortement la politique gouvernementale notamment en ce qui concerne la question des Territoires Palestiniens.

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