Message posté le 23-09-2011 à 21:25 Auteur: JosephChère Gribouille, aucune autorité littéraire ne m'autorise à faire ce que je vais pourtant faire. Alors, si mon verbe t'indispose, jette-le. C'est la seule chose qu'il convient de faire. Car, évidemment, l'essentiel est que cela puisse t'aider d'une quelconque façon. C'est donc dans cette perspective et en elle seulement que se fonde le sens des mots qui vont suivre...:
Je vois que tu t'interroges sur ton style. C'est évidemment une vaste interrogation pour qui écrit (surtout que l'on est pour soi-même un critique radical). En effet, le style de manière générale est à la fois conditionné par un travail technique préalable sur lequel on a une emprise et dans lequel intervient notre talent propre. Soit! Mais en même temps il est fonction de notre vécu individuel, de notre rapport au monde. Il donne étrangement à dire ce que nous sommes sans que nous ne puissions avoir une quelconque incidence en cela. Ainsi, dans une large mesure il nous échappe alors que l'on voudrait en être pleinement maître, d'autant que ce qui nous échappe est justement ce que l'on voudrait contrôler en tout point -genèse de bien des inquiétudes... Mais c'est surtout l'appréhension, l'idée que l'on se fait de l'idée d'autrui qui est le frein principal. Elle nous pousse justement à vouloir absolument connaître la pensée de celui qui nous lit, savoir si l'on a bien fait, réussi en définitive. On se dit, en guise de justification, que savoir cela nous aiderait à progresser. Et pourtant, on hésite à poser la question: A la fois on redoute la critique qui viendrait remettre en question tout l'édifice établi et on anticipe la réponse mielleuse qui n'apporte qu'une satisfaction imparfaite: Le principe du grand écart mu par la crainte et la fierté (Je parle en connaissance de cause pratiquant une écriture expérimentale et donc largement hermétique. J'ai toujours cette peur de l'incompréhension fondamentale). Alors, la première chose qu'il faut que tu te demandes c'est pourquoi et pour qui tu écris (Par nécessité? Pour partager ta passion? Pour faire fructifier ton talent? En vue de combler le vide de soirées trop fades? -liste non exhaustive bien sûr! ). La finalité de ton acte, une fois nommée, te permettra d'éloigner en parti un certain nombre de vaines angoisses. Par exemple, si tu écris dans la perspective de faire tourner tes textes à des amis proches histoire qu'ils prennent du bon temps, je ne pense pas que tu aies besoin de te soucier de ton style. De fait, ce qui va importer sera avant tout la structure narrative de ton texte qui devra être probablement toute en tension afin de les captiver. Si tu réussis en cela, ils penseront que ton style est parfait même si syntaxe, grammaire, conjugaison sont defficientes (c'est d'ailleurs clairement ce que l'on voit dans les livres pour enfants aujourd'hui). L'action leur suffira d'autant que l'on est bizarrement dans une perspective purement visuelle en ce moment. Si c'est lent, même avec un style absolu, tu ne feras pas recettes. (c'est d'ailleurs fort bien résumé de la sorte par Ecureuil Bondissant: « à partir du moment où l'histoire est cool, où il y a un peu de subtilité dans les caractères, les réactions etc... (comme ici), personne ne demande du Victor Hugo ou du Zola! »).
- D'un point de vue stylistique pur, je pourrais te reprocher l'utilisation trop récurrente au début de ton premier chapitre de l'auxiliaire avoir qui fait de ton incipit une longue énumération. Effectivement, il commence in medias res (c'est à dire, je précise au cas où, au coeur de l'action et une telle amorce n'est pas anodine). Mais ce choix a plus pour vocation -même si il n'y a pas de règles préétablies- de voiler une part de l'action antérieure au commencement de ton récit plutôt que l'inverse. Ainsi, en amorçant ton texte par « Manon marchait. Encore, toujours, elle marchait », spontannément nombre de questions viennent frapper la lecteur: Qui est Manon, pourquoi marche-t-elle...? Et tout de suite, tu nous expliques tout dans le menu détail répondant ainsi à des questions que l'ont venait tout juste de formuler alors qu'en optant pour le contraire, en te focalisant sur sa marche où sur ce qui l'entoure (ou je ne sais quoi d'autre encore) tu aurais pu ménager interrogation et suspens en diffusant progressivement ces informations méconnues.
- Evite, je pense, le recours au technolecte surtout si tu ne le fais pas de manière récurrente -genre: « prim'holstein » qui est une référence vraiment en décalage avec le reste de ton texte.
- Travaille l'enchainement de tes phrases pour parvenir à plus de fluidité. Par exemple « Puis, comme lété approchait, elle sétait résolue [...] à donner des tours de cirque [...] Elle avait vécu de charité pendant trois ou quatre mois, puis elle avait survécu pendant de longs mois. Enfin, elle avait décidé de partir [...] » Il y a quelque chose de laborieux à la fois dans les répétitions et dans les amorces de phrase par le biais de tes adverbes de transition.
Voici quelques suggestions: « Puis comme l'été approchait » => l'été approchant. Certes ce n'est plus exactement le même sens car la perception est différente, mais bon... « pendant trois ou quatre mois, puis elle avait survécu pendant de longs mois » => pendant trois ou quatre mois auxquels succédèrent les jours terribles de la faim...
- Evite la juxtaposition de registres trop distincts: « subjuguée par le charme presque féerique du paysage. Elle oubliait ses ampoules aux pieds, ses petites baskets de toile usées, son blouson de daim trop chaud ou trop froid » -les ampoules contrastes trop avec la notion de féérie qui est ici nommée mais qui gagnerait, je pense, à être développée.
Tu vois bien qu'il ne s'agit à chaque fois que de détails, mais les premières lignes d'un texte doivent être ciselées. Elles sont déterminantes quant au regard que va poser le lecteur sur ton travail.
Ce qui est sûr, c'est que tu as un talent certain pour tracer des intrigues intéressantes et valables. Appuie toi là dessus!
FSS
Message posté le 09-08-2011 à 14:27 Auteur: JosephTechniquement, à chaque été son nouveau lot de mat. Voici le notre (thème: La chevalerie, retour aux sources du scoutisme catholique). Le challenge étant de le gérer en bois-mort (tendu pour faire quelque chose d'aérien dans ces conditions. On a donc opté pour du rustique: 17 mi-bois). Géré en solo par Matthieu (ACT).
 image redimensionnée
|
Message posté le 09-08-2011 à 13:57 Auteur: JosephVoici le descriptif du défi de la patrouille du Grizzly fait par son CP: "Ce défi technique est avant tout un défi qui n'a jamais été réalisé dans toute l'histoire du scoutisme. Il est en fait un défi qui va consister en la fabrication d'un objet qui sera utile pour le camp et donc qui sera en pièces détachées. Cet objet sera en fait une immense yourte qui abritera tout le coin de patrouille lors du camp. C'est une partie de la structure et certains détails qui seront fait au cours de l'année et amenés au camp. A l'intérieur de la yourte se trouvera un coin chambre avec les lits, un coin cuisine, une douche, deux « placards » qui serviront au rangement, un coin salle à manger et un salon central avec un feu. La partie de la structure qui sera amenée au camp sera constituée de cannes de Provence, de raccords en fer et de toile. Ce défi sera réalisé en deux we de patrouille ou trois si nécessaire."
Clairement, un très beau travail préparatoire a été effectué. Ca peut donner des idées à certains. Très intéressant à réaliser car ça met en oeuvre toutes les techniques de froissertage, ça demande un effort de gestion et d'anticipation plus que conséquent, les scouts ont appris à souder... Je n'ai pu que les féliciter! dès que j'ai des photos de la réalisation je les mets sur le forum mais en attendant voici dejà les esquisses préparatoires.
 image redimensionnée
|
Vue de côté
 image redimensionnée
|
Esquisse 3D
 image redimensionnée
|
Vue de dessus
 image redimensionnée
|
Esquisse intérieur
 image redimensionnée
|
Vue 3D
 image redimensionnée
|
Esquisse de côté
Message posté le 09-08-2011 à 12:27 Auteur: JosephCe camp, on avait certaine restriction au niveau de la coupe de bois. On est donc passé en scierie. On a acheté pour 1000kg d'écoins (vendu en fagot de 500Kg). Ca nous a coûté 60 euros TTC. Clairement, c'est bon prix et vraiment pratique. Grosso modo, toutes les chutes inutilisables ont été refendues pour le feu (pur bois de chauffe => impeccable pour une cuisine de qualité), ce qui est resté à la fin du camp, on l'a donné au proprio pour qu'il s'en serve pour l'hiver. Hyper pratique pour les clefs de tables (habituellement, on opte pour un tressage fin ficelle-bois souples afin que le tablier soit à peu près plat et ne laisse rien tomber). Il est vrai que techniquement on demande au scout de fendre leur bois. Mais c'est long et le temps d'instal. étant réduit je crois que l'écoin est une bonne alternative au bois longuement fendu et plané.
Ca permet également de faire des fauteuil stylé et confortable en peu de temps. Dans ce genre: image redimensionnée
|  image redimensionnée
| (siège patrouille de l'Ocelot)
Pour les banc également c'est pratique. Il n'y a qu'à casser l'arrête et ça passe crême. Ensuite rajouter des pieds en tenon mortaise et l'affaire est réglée.
Parfait également pour le coin cuisine: large planche à découper.
Pas mal également pour gérer des planchers (coin douche, trou à eau grasse...) |